Atelier 5 — Le défi sécuritaire : coopération et autonomie stratégique des États africains

Contexte

L’une des conséquences de l’épidémie de COVID-19 a été le relatif repli sur soi de nombreux acteurs, y compris parmi les principaux partenaires de l’Afrique dans le domaine de la sécurité et de la défense. Pourtant, l’épidémie n’a pas freiné les nombreux défis auxquels le continent fait face. Bien au contraire, les groupes extrémistes violents ont multiplié leurs actions offensives, l’instabilité politique perdure ; les trafics illégaux (armes, drogue, êtres humains, argent sale), les migrations internes et les autres épidémies persistent. Dans le même temps, les pays africains subissent de plein fouet les effets de la réduction de l’aide et l’assistance extérieures. Cette situation a mis en exergue la nécessité de renforcer l’autonomie des États qui exige une plus grande coopération entre partenaires régionaux. En effet, les défis sécuritaires sus évoqués sont, par essence, transnationaux et doivent donc être pris en charge dans un cadre multinational.

La coopération dans le domaine de la sécurité et de la défense aura pour effet de favoriser l’instauration d’un climat de confiance entre partenaires. Il ne s’agit pas de rompre tout lien avec les puissances extérieures au continent, mais de se doter d’une capacité d’action garantissant une plus grande autonomie, avec pour corollaire une responsabilisation accrue des États africains dans la prise en charge des défis sécuritaires.

Pour atteindre cet objectif, une réflexion sur les capacités des forces de défense et de sécurité (FDS) est indispensable. Elle doit être guidée par une approche équilibrée entre priorités sécuritaires et réalités des ressources financières. Il s’agit de se doter de moyens adaptés aux défis, avec des personnels entraînés, qui pourront ainsi agir tant localement que dans le cadre de coalitions ad hoc ou dans celui de structures multilatérales comme l’UA. Le renforcement des capacités à agir en coalition, par exemple, avec des entraînements réguliers et des exercices d’état-major permettra d’autant mieux de répondre aux défis tout en garantissant une plus grande autonomie.

Outre les opérations coercitives ou de maintien de la paix assurées par les FDS, l’accent pourrait être mis sur un meilleur partage d’information, afin d’améliorer la surveillance des frontières et lutter ainsi contre les trafics illicites et les bandes armées. L’objectif pourrait être ainsi de développer des capacités d’anticipation des menaces avant qu’elles ne prennent de l’ampleur. Enfin, il s’agira de réfléchir sur les financements, entre les États, les structures régionales et l’assistance internationale, en vue d’une plus grande efficacité.

Objectif

Il s’agit d’explorer les voies et moyens pour l’Afrique de relever de manière autonome les défis sécuritaires auxquels elle est confrontée, notamment par le biais de la coopération entre les forces de défense et de sécurité des États africains, la cohérence des besoins capacitaires ainsi que les mécanismes de financement.

 

Enjeux

  • Comment assurer la progression des capacités des FDS africaines à hauteur des menaces et des ressources disponibles ?
  • Quelle coopération régionale pour mettre en cohérence les différents niveaux d’intervention (nationale, multinationale, coalition ad hoc de pays volontaires) ?
  • Comment assurer la pérennisation des financements en faveur du soutien à la paix et à la sécurité en Afrique ?
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Date

07 Déc 2021

Heure

14h15 - 15h15

Lieu

CICAD

Lieu 2

Diamniadio
Catégorie

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